ON S’EN SORTIRA PAR LA CRÉATION
Laurent Berriat
8 juin
2 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 sept.

Depuis plusieurs années le monde des spiritueux traverse une crise particulièrement sévère : partout dans le monde ou presque baisse de la consommation, hausse des taxes et du coût de l’énergie, inflation, désorganisation de la supply chain, surstocks et fermetures de points de vente pèsent sur l’activité du secteur.
Personne aujourd’hui ne se risquerait à promettre des jours meilleurs pour demain matin. Les résultats des entreprises, même des plus solides, sont impactés, faillites, rachats et fusions se multiplient pour dessiner un nouveau marché, plus concentré, encore plus concurrentiel et impitoyable.
Dans cette course à la survie, il s’agit, pour la plupart d’entre nous de se recentrer sur ce qui marche en délaissant ce qui n’est pas vital, de comprimer les coûts, de se réorganiser pour être plus compétitifs. Partout, on voit des gammes se resserrer, des listings se raccourcir, des lancements être différés ou simplement annulés. Les pertes d’emplois se multiplient, beaucoup de postes ne sont pas remplacés et pour beaucoup d’entre nous le retour à l’équilibre se fait à la hache.
Dans ce sombre contexte qui se soucie de création et d’innovation ?
Après de nombreuses années de lancements tous azimuts et un nombre record de créations d’entreprise, le monde des spiritueux se rééquilibre mais il s’assèche sous le coup de la contrainte économique, il perd progressivement sa vitalité, risquant par là d’ajouter la crise à la crise.
Celle-ci n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle, elle est le résultat de mutations de consommation profondes : beaucoup d’entre nous consomment moins d’alcool voire pas du tout. Pour notre santé à tous il faut s’en réjouir et l’accepter. Il faut accepter un marché qui change, se raréfie, souhaite autre chose. Il revient à nous, professionnels des spiritueux d’anticiper et d’accompagner ces mutations et cela ne se fait pas uniquement en faisant des économies, cela se fait en se remettant en question :
Nos produits sont-ils trop forts ? Nos cocktails sont-ils trop chers? Qu’attendent les consommateur aujourd’hui ? Comment développer plus le sans alcool ?






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